Pierre Gianese a toujours été un homme très apprécié et impliqué dans le milieu associatif. Elu au conseil municipal durant une vingtaine d’années, il a initié de nombreux projets culturels et de constructions de bâtiments pour la jeunesse. Homme de conviction, ancré à gauche, il était attaché au progrès social et aux valeurs démocratiques. Il s’est tout naturellement investi dans le monde associatif en direction de la jeunesse et dans la vie politique locale comme conseiller municipal puis adjoint au maire Roger Deschaux de 1971 à 1983. En 1968, année des Jeux Olympiques, il est devenu président du Sou des écoles-Foyer d’éducation populaire (fondé en 1881), association qu’il a fait prospérer et fusionner avec la MJC. Son but était d’offrir plus de loisirs à la jeunesse par la recherche de subventions auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports. Son activisme, sa persévérance et sa capacité à associer les bonnes volontés dans ces projets, ont été récompensés. Des centaines d’enfants ont découvert les joies du ski lors des sorties du mercredi à Méaudre. Membre d’une municipalité qui a fait construire un centre de vacances à Méaudre et un Centre Loisirs et Cultures (1974), devenu le centre associatif Saint-Exupéry, auxquels il a activement participé, Pierre Gianese s’est aussi impliqué dans l’élaboration du bâtiment du Centre communal d’Actions Sociales (CCAS), contribuant à l’installation de la bibliothèque municipale dans ce nouvel espace.
Il a également œuvré au rapprochement des peuples en devenant président du comité de jumelage. En 1981, le serment de jumelage avec la commune allemande de Messkirch a été signé. En 2000, il a prospecté plusieurs villes en Italie, et le jumelage avec Sasso-Marconi sera signé en 2003. Auparavant il avait pris la présidence du Groupe Italianisant de Sassenage pour promouvoir la langue italienne.
Il était un passeur de mémoire, allant témoigner dans les écoles de sa vie personnelle au village de Sassenage, rappelant les conditions de vie difficile de l’époque et la période de la guerre.
Passionné de montagne, il était également accompagnateur bénévole de randonnée à la GV de Sassenage.
C’était un homme de combat. Même malade, usé, jusqu’au bout il a lutté pour ce qu’il croyait juste, c’est-à-dire garder le CCAS sur son lieu d’origine, créant une pétition en mars 2024 et devenant le président de l’association pour le maintien du CCAS sur son lieu d’origine.
Cet homme de cœur et dévoué nous a quitté, une figure fortement attachée à la ville de Sassenage s’est éteinte.
Stéphane Piccarreta
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